Bordel, je t’aime.

Je veux pas dormir seule ce soir. Pas encore. J’ai envie que tu sois là, près de moi. D’être dans tes bras. Je sais que t’es pas le plus téméraire ni le plus courageux. Ça je l’ai bien remarqué. Mes copines aussi. Elles seraient d’ailleurs pas d’accord pour que je sois dans tes bras, elles. Mais peu importe. Tu es celui qui m’a redonné espoir en l’amour alors que je n’y croyais absolument plus. Tu m’as fait le même effet que si quelqu’un offrait une maison entièrement équipée à un sdf. Quoi que rien qu’une maison, même pas équipée, je pense que l’effet ressenti est déjà assez important. T’es un peu mon sauveur, en fait. Parce qu’en plus de m’avoir redonné espoir en l’amour, tu m’as fait prendre confiance en moi. Chose extrêmement difficile. Tu m’as dit des choses qu’on ne m’a jamais dites. Tu m’as regardé avec des yeux remplis d’étoiles. Tu m’as gardé éveillée devant toi pendant plusieurs heures jusqu’à ce que je te dise que la personne qui pourrait me rendre plus heureuse que lui, c’est toi. Tu m’as bien cuisiné pendant trois heures pour que je le sorte enfin de ma bouche. Même si tu savais déjà que c’était toi.

Ce que je comprends pas, c’est pourquoi t’as pris peur d’un coup, comme ça. Je ne t’ai pourtant pas demandé en mariage, je ne t’ai pas non plus demandé de me faire des enfants. J’avais juste envie de passer des bons moments avec toi. Mais vous avez une sacrée manie les hommes, à vouloir vous protéger de la souffrance avant qu’elle n’arrive. Tu as peur de souffrir, alors tu m’as repoussé. Mais, POURQUOI ? Pourquoi, les hommes, vous vous dites que forcément, ça ne pourra pas aller bien et qu’à un moment vous aller souffrir ? J’aimerais comprendre votre logique. Profitez de l’instant présent et ne vous souciez pas du futur.

Si je devais me construire une carapace comme tu l’as fait pour me protéger, je ne sortirais même plus de chez moi tellement j’ai souffert auparavant. Mais ce n’est pas parce que tu as souffert avec quelqu’un que tu souffriras obligatoirement avec quelqu’un d’autre. Tant pis. J’accepte le fait que tu sois peureux. J’accepte le fait qu’à certains moments tu sois un vrai lâche. J’accepte, parce que mine de rien et quoi que mes copines en pensent, quand je suis avec toi je suis bien. Mais tu as peur.

Heureusement que je ne t’ai pas dit LA phrase qui fait fuir. Et puis merde, je le dis : je t’aime. De toute façon, t’es déjà parti.

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